Preuve — Français — Se raconter (3ᵉ)
3ᵉ · « Se raconter, se représenter (autobiographie) ». Une fiche de séance complète, produite avec les instructions du Projet de ce site et le programme officiel du niveau.
1. La fiche de séance (les instructions du Projet)
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Fiche de séance — Se raconter, se représenter : écrire un souvenir d'enfance et interroger l'écriture de soi (3ᵉ)
Informations générales
| Élément | Détail |
|---|---|
| Niveau / classe | 3ᵉ (cycle 4) — classe hétérogène de 27 élèves (5 lecteurs/scripteurs fragiles, 1 élève à haut potentiel rédactionnel) |
| Discipline | Français |
| Questionnement du programme | « Se chercher, se construire » → « Se raconter, se représenter » (écriture de soi, autobiographie) |
| Thème de la séance | Le souvenir d'enfance dans le récit autobiographique : du texte-source à un premier jet d'écriture de soi |
| Créneau | 55 min (≈ 45 min effectives, hors routines d'accueil et de rangement) |
| Place dans la séquence | Séance 3 d'une séquence sur l'autobiographie (S1 : qu'est-ce que le pacte autobiographique ? ; S2 : lecture d'extraits-contrastes Rousseau / Sarraute). La présente séance articule lecture d'un souvenir d'enfance et écriture d'un premier jet personnel. |
| Support principal | Un extrait court de souvenir d'enfance (corpus du domaine public, voir encadrés) + le brouillon d'écriture de l'élève |
| Modalité « Projet Claude Pro » | Claude peut aider l'élève après le premier jet (relance, reformulation, repérage des temps) ; il n'écrit pas le souvenir à la place de l'élève — le geste d'auteur reste à l'élève. |
Note sur les sources (documents réellement consultés)
Programme lu et cité : Programme de français du cycle 4 (B.O. n° 31 du 30 juillet 2020), questionnement « Se raconter, se représenter » (classe de 3ᵉ). Ouvrir le PDF du programme cycle 4 — citation et page précisées plus bas.
Documents didactiques de la matière : - Analyser un sujet d'écriture (Éduscol, cycle 4) — utilisé : a directement nourri la phase d'écriture (anticipation/verbalisation de la démarche d'écriture, « narration de recherche » adaptée au français, analyse de l'erreur distinguant compréhension de la consigne et exécution). - Guide « grammaire et terminologie » — utilisé de façon ponctuelle et limitée : c'est une référence terminologique générale (déterminants, pronoms, situation d'énonciation), non spécifique à l'autobiographie. Je m'en sers uniquement pour nommer avec rigueur le point de langue de la séance (situation d'énonciation, pronoms personnels de 1ʳᵉ personne, valeurs des temps du passé), p. 79 et p. 111. Hors cela, il est hors thème pour le contenu autobiographique.
Documents pédagogiques généraux (méthode) : - Rosenshine — Principes d'enseignement (trad. fr.) — utilisé : structure du déroulé (révision initiale p. 8 ; petites étapes p. 10 ; questions p. 12 ; modèles p. 14 ; étayage / guidage p. 16 ; vérification de la compréhension p. 18 ; aides pour les tâches difficiles p. 22 ; pratique autonome p. 24). - CSEN — L'enseignement explicite — utilisé : principe « du simple vers le complexe » et séquence modelage → pratique guidée → pratique autonome avec étayages (p. 5, p. 7). - CNESCO — Différenciation pédagogique (2017) — utilisé : la différenciation ne se réduit pas à « aider les plus fragiles » et ne doit pas sortir certains élèves de l'avancée collective ; rôle central de l'évaluation formative (p. 7-9). D'où une différenciation à 3 niveaux sur une même tâche, et non trois tâches séparées.
Aucune citation d'auteur ni aucun extrait de texte littéraire n'est reproduit ni reconstitué : les extraits autobiographiques sont fournis sous forme d'encadrés 📎 [DOCUMENT À INSÉRER] avec liens de recherche cliquables.
Attendus du programme
Citation exacte (Programme de français, cycle 4, B.O. n° 31 du 30 juillet 2020, classe de Troisième, questionnement « Se raconter, se représenter », p. 32) :
« - découvrir différentes formes de l'écriture de soi et de l'autoportrait ; - comprendre les raisons et le sens de l'entreprise qui consiste à se raconter ou à se représenter ; - percevoir l'effort de saisie de soi et de recherche de la vérité ; - s'interroger sur les raisons et les effets de la composition du récit ou du portrait de soi. »
Indications de corpus (même page) : « un livre relevant de l'autobiographie ou du roman autobiographique (lecture intégrale) ou des extraits d'œuvres de différents siècles et genres, relevant de diverses formes du récit de soi et de l'autoportrait : essai, mémoires, autobiographie, roman autobiographique, journaux et correspondances intimes, etc. »
Reformulation pour la séance. Cette séance travaille les deuxième et troisième finalités : comprendre pourquoi on se raconte et percevoir l'effort de saisie de soi et de recherche de la vérité. Concrètement, l'élève observe comment un auteur transforme un souvenir en texte (sélection, ordre, regard de l'adulte sur l'enfant), puis se met lui-même dans la position de celui qui se raconte, en mesurant l'écart entre « ce qui s'est passé » et « ce que j'en écris ».
Compétences et connaissances visées
Compétences (domaines du programme cycle 4)
| Domaine | Compétence mobilisée | Mise en œuvre dans la séance |
|---|---|---|
| Lecture / compréhension | Lire et interpréter un texte littéraire à l'aide d'outils d'analyse simples | Repérer dans l'extrait les marques de l'écriture de soi (1ʳᵉ personne, regard rétrospectif) |
| Écriture | Adopter des stratégies et des procédures d'écriture ; écrire un texte de soi en fonction d'une consigne | Rédiger le premier jet d'un souvenir d'enfance |
| Étude de la langue | Identifier la situation d'énonciation et les valeurs des temps du passé | Distinguer le « je » qui raconte (adulte) du « je » raconté (enfant) ; imparfait / passé composé |
| Oral | Participer à un échange interprétatif, justifier une réponse par le texte | Confrontation des observations sur l'extrait, mise en commun |
Connaissances visées
- Écriture de soi / autobiographie : un auteur réel se raconte lui-même ; le souvenir est reconstruit, pas filmé.
- Double énonciation du « je » : le « je » qui écrit (le narrateur adulte) regarde le « je » d'autrefois (l'enfant) — terminologie : situation d'énonciation, pronoms personnels de 1ʳᵉ personne (guide grammaire-terminologie, p. 79 et p. 111).
- Valeurs des temps du passé dans le récit de soi : l'imparfait pour le décor/l'habitude, le passé composé (ou le passé simple) pour l'événement.
- L'« effort de saisie de soi et de recherche de la vérité » (programme p. 32) : on choisit, on ordonne, on interprète son souvenir.
Objectifs (côté élève)
À la fin de la séance, je suis capable de :
- Repérer dans un extrait au moins deux indices qui montrent que l'auteur se raconte lui-même (le « je », le regard de l'adulte sur l'enfant).
- Expliquer pourquoi un souvenir écrit n'est pas une simple photographie de ce qui s'est passé (on choisit, on oublie, on interprète).
- Écrire le premier jet d'un souvenir d'enfance personnel à la première personne, en situant le moment et en utilisant les temps du passé.
- Repérer dans mon propre texte un endroit où je dis ce que je ressentais ou ce que je comprends aujourd'hui de ce souvenir.
Conceptions et erreurs fréquentes
| Conception / erreur fréquente de l'élève | Ce qui se passe vraiment | Geste du professeur dans la séance |
|---|---|---|
| « Autobiographie = raconter toute sa vie. » | C'est souvent un moment, un souvenir choisi. | On part d'un seul souvenir précis ; consigne cadrée. |
| « Se raconter, c'est dire exactement la vérité, tout, dans l'ordre. » | Il y a sélection, oubli, reconstruction : « effort de recherche de la vérité » ≠ vérité brute (programme p. 32). | Stop pédagogique : « Qu'a choisi l'auteur de NE PAS dire ? » |
| Confusion auteur / narrateur / personnage. | En autobiographie, les trois coïncident (pacte) — différence avec le roman. | Rappel-éclair du pacte (révision, Rosenshine p. 8). |
| « Je » figé : l'élève ne distingue pas l'enfant d'hier et l'adulte qui écrit. | Double énonciation : le narrateur regarde son passé. | Repérage guidé des marques du regard rétrospectif. |
| Récit au présent / temps mélangés sans logique. | Mauvaise gestion imparfait (décor, habitude) vs passé composé (événement). | Modelage d'une phrase ; aide-mémoire temps. |
| « J'écris des sentiments » mais le texte reste extérieur. | L'élève raconte des faits sans point de vue intérieur. | Indicateur d'auto-évaluation ciblé sur le ressenti. |
Déroulement détaillé et chronométré
Repère. Créneau 55 min, dont ≈ 45 min effectives. Début par une routine d'accueil, fin par une routine de rangement. Total des phases = 55 min. Toute phase longue comporte un STOP PÉDAGOGIQUE (vérification de la compréhension, Rosenshine p. 18). La séance suit la progression modelage → pratique guidée → pratique autonome (CSEN, p. 5-7).
Phase 0 — Accueil, installation, appel, objectif (≈ 4 min) — collectif
- Le professeur accueille à la porte, fait entrer dans le calme, lance l'appel pendant la sortie du matériel. Écrit au tableau l'objectif : « Comprendre pourquoi et comment on se raconte — et écrire un souvenir. »
- Consigne exacte : « Aujourd'hui, vous allez lire le souvenir d'enfance d'un écrivain, puis écrire l'un des vôtres. À la fin, vous devrez pouvoir dire ce qu'un souvenir écrit ajoute ou enlève à ce qui s'est réellement passé. »
- Les élèves s'installent, sortent cahier et brouillon, lisent l'objectif.
Phase 1 — Révision active : le pacte autobiographique (≈ 5 min) — collectif (pratique de récupération)
- Le professeur ne re-explique pas : il interroge (révision quotidienne, Rosenshine p. 8 ; pratique de récupération). Questions fermées rapides, interrogation au hasard (bâtonnets de prénoms) : « Dans une autobiographie, l'auteur, le narrateur et le personnage sont-ils la même personne ? » ; « Donnez un mot qui prouve qu'un texte est une écriture de soi. »
- Les élèves répondent ; le professeur note 2-3 mots-repères au tableau (« je », auteur = narrateur = personnage, souvenir).
- STOP PÉDAGOGIQUE (≈ 30 s) : pouce levé/baissé « pacte autobiographique = je raconte ma propre vie : vrai ou faux ? » — recadrage si besoin.
- Transition : « Voyons maintenant comment un auteur s'y prend, concrètement. »
Phase 2 — Lecture et observation guidée d'un souvenir d'enfance (≈ 12 min) — lecture offerte puis binômes
- Le professeur distribue l'extrait (Texte 1, lignes numérotées) et le lit à voix haute (lecture offerte) pendant que les élèves suivent. Consigne avant lecture : « Écoutez. Cherchez seulement : qui raconte ? quel âge a-t-il au moment du souvenir ? »
- Pratique guidée — modelage : le professeur surligne au tableau le premier indice (un « je », un « je me souviens », un verbe au passé) en verbalisant son raisonnement : « Ce je me dit que l'auteur parle de lui ; ce regard d'adulte sur l'enfant, c'est la marque de l'écriture de soi. » (modèle explicite, Rosenshine p. 14).
- Consigne exacte (binômes) : « Surlignez deux indices que l'auteur se raconte LUI-MÊME, et une phrase où l'adulte d'aujourd'hui juge ou commente ce qu'a vécu l'enfant. »
- Les élèves (binômes hétérogènes) surlignent et notent ; production attendue : 2 indices + 1 phrase de regard rétrospectif.
- STOP PÉDAGOGIQUE (≈ 1 min, vers la 9ᵉ min) : le professeur fige l'activité. « Combien d'indices avez-vous ? Levez le nombre de doigts. » Il interroge nommément 2-3 binômes (dont un intégrant un scripteur fragile) ; pose la question d'interprétation centrale : « Qu'est-ce que l'auteur a choisi de NE PAS raconter ? Pourquoi un souvenir écrit n'est-il pas une photo ? » (lien direct au programme p. 32 : effort de saisie de soi).
- Transition : « Vous avez vu comment un auteur fait. À votre tour de vous raconter. »
Phase 3 — Écriture : premier jet d'un souvenir personnel (≈ 16 min) — individuel (pratique autonome étayée)
- Analyse de la consigne d'abord (Éduscol Analyser un sujet d'écriture, p. 8) : le professeur fait reformuler la consigne par un élève (« Que faut-il écrire ? À quelle personne ? Quel temps ? ») et note au tableau les exigences repérées par la classe, sans hiérarchiser.
- Consigne exacte d'écriture : « Raconte, à la première personne et au passé, un souvenir d'enfance précis (un lieu, un moment, une émotion). En 8 à 12 lignes. Quelque part dans ton texte, écris ce que tu ressentais alors ou ce que tu en penses aujourd'hui. »
- Aide pour la tâche difficile (Rosenshine p. 22) affichée au tableau : amorces possibles — « Je devais avoir … ans. C'était… » ; « Je me souviens que… » ; « Aujourd'hui, quand j'y repense… »
- Les élèves écrivent leur premier jet au brouillon.
- STOP PÉDAGOGIQUE (≈ 1 min, vers la 8ᵉ min d'écriture) : « Stylo en l'air. Relisez : avez-vous bien un je ? un temps du passé ? un lieu ? » Micro-correction individuelle ciblée ; le professeur circule en priorité vers les scripteurs fragiles.
- « Narration de recherche » adaptée au français (Éduscol, p. 5) : un élève volontaire verbalise sa démarche en une phrase (« Pour commencer, je me suis appuyé sur… ») — pour rendre la stratégie d'écriture visible à toute la classe.
- Transition : « Gardons une trace de ce qu'on a appris sur l'écriture de soi. »
Phase 4 — Trace écrite CO-CONSTRUITE (≈ 7 min) — collectif
- Le professeur recueille des observations des élèves (« Qu'avez-vous remarqué de difficile / d'important quand on se raconte ? ») et construit le tableau ci-dessous à partir de leurs formulations, sans dicter un texte tout fait (voir section « Trace écrite »).
- Les élèves valident, reformulent, recopient.
- Transition : « On se relit avec la grille, puis on range. »
Phase 5 — Auto-évaluation, bilan, rangement, sortie (≈ 11 min, dont ≈ 7 min de travail et ≈ 4 min de routine) — individuel puis collectif
- Auto-évaluation (≈ 5 min) du premier jet avec la grille à indicateurs observables (section dédiée) : l'élève relit son texte, sa production sous les yeux.
- Bilan oral express (≈ 2 min) : « En une phrase : pourquoi un souvenir qu'on écrit n'est-il jamais exactement ce qui s'est passé ? » — 3-4 réponses dont une interrogée au hasard.
- Le professeur annonce le prolongement (reprise/amélioration du jet, éventuellement avec aide de Claude pour la relance et le repérage des temps), fait ranger, vérifie le calme, libère.
| Phase | Durée |
|---|---|
| 0 — Accueil, appel, objectif | 4 min |
| 1 — Révision active (pacte autobiographique) | 5 min |
| 2 — Lecture + observation guidée | 12 min |
| 3 — Écriture du premier jet (étayée) | 16 min |
| 4 — Trace écrite co-construite | 7 min |
| 5 — Auto-évaluation + bilan + rangement + sortie | 11 min |
| TOTAL | 55 min (≈ 45 min effectives, hors routines) |
Différenciation (3 niveaux, sur une même tâche)
Conformément au CNESCO (2017, p. 7-9), la différenciation ne se limite pas à un soutien aux plus fragiles et maintient tous les élèves dans la même activité d'écriture de soi ; l'évaluation formative (grille d'indicateurs) sert d'appui commun.
| Niveau | Public visé | Adaptation (même consigne, étayage modulé) |
|---|---|---|
| Étayage renforcé | 5 scripteurs fragiles | Banque d'amorces de phrases enrichie ; texte-source avec lexique des temps en marge ; objectif prioritaire = un je + un temps du passé + un lieu ; correction orale individualisée pendant la phase 3. |
| Étayage standard | Majorité de la classe | Consigne complète (8-12 lignes, ressenti d'hier OU regard d'aujourd'hui) ; aides au tableau disponibles mais non imposées. |
| Approfondissement | Élèves rapides / scripteur très à l'aise | Contrainte supplémentaire : faire entendre les deux « je » (l'enfant qui vit / l'adulte qui commente) dans le même paragraphe ; ou insérer une notation sensorielle qui « fait revenir » le souvenir. |
Tous traitent le même objet (écrire un souvenir de soi) ; seuls l'étayage et l'exigence varient. Interrogation au hasard aux STOP pédagogiques pour que l'engagement ne se limite pas aux volontaires.
Trace écrite CO-CONSTRUITE
Forme retenue pour cette séance : un tableau « ce que fait celui qui se raconte », complété AVEC la classe en phase 4 (la forme varie selon les séances : carte mentale, synthèse rédigée, schéma). Le professeur écrit les formulations des élèves, en les invitant à préciser ; rien n'est dicté.
| Quand je me raconte… | … ce que cela veut dire | Un indice dans le texte / mon brouillon |
|---|---|---|
| Je dis « je » et c'est vraiment moi | auteur = narrateur = personnage (pacte autobiographique) | (formulation d'un élève) |
| Je choisis un souvenir, je n'écris pas tout | sélection, oubli, ordre = « effort de saisie de soi » (programme p. 32) | (formulation d'un élève) |
| Deux « je » se parlent | l'adulte d'aujourd'hui regarde l'enfant d'hier (situation d'énonciation) | (formulation d'un élève) |
| J'utilise les temps du passé | imparfait = décor / habitude ; passé composé = l'événement | (formulation d'un élève) |
| Je dis ce que je ressentais ou ce que j'en pense | le souvenir est interprété, pas filmé | (formulation d'un élève) |
Phrase-bilan rédigée avec la classe à partir des mots des élèves : « Se raconter, ce n'est pas filmer sa vie : c'est choisir un souvenir et l'éclairer du regard qu'on porte aujourd'hui. »
Auto-évaluation à indicateurs observables
L'élève coche en se relisant, sa production sous les yeux. Les indicateurs décrivent à quoi ressemble une réponse réussie (au-delà de « j'ai réussi / pas réussi »).
| Ce que je dois réussir | Indicateur de réussite observable | Oui / À retravailler |
|---|---|---|
| Écrire à la première personne | Mon texte contient des « je / me / mon… » du début à la fin | ☐ |
| Situer le souvenir | J'ai indiqué un lieu et un moment (âge, saison, occasion) | ☐ |
| Gérer les temps du passé | J'emploie l'imparfait (décor) ET le passé composé/passé simple (événement) au moins une fois chacun | ☐ |
| Faire entendre un regard | Il y a au moins une phrase où je dis ce que je ressentais OU ce que j'en pense aujourd'hui | ☐ |
| Comprendre l'écriture de soi | Je peux dire une chose que j'ai choisi de ne pas raconter, et pourquoi | ☐ |
Consigne d'auto-évaluation : « Relis ton brouillon. Coche OUI seulement si tu trouves la preuve dans ton texte. Sinon, entoure l'endroit que tu améliores au prochain jet. »
Activités d'approfondissement
- Réécriture de point de vue : reprendre son souvenir et y ajouter explicitement la voix de l'adulte (« Aujourd'hui, je comprends que… »), pour faire entendre les deux « je ».
- Comparaison d'auteurs : confronter deux manières de se souvenir (par ex. la sensation/le doute chez Nathalie Sarraute Enfance vs le récit assumé chez Rousseau Les Confessions ou Pagnol La Gloire de mon père) — repérer qui « cherche la vérité » et comment.
- Atelier « ce que l'auteur tait » : à partir de l'extrait, imaginer ce qui a été omis, et discuter pourquoi un auteur choisit le silence.
Prolongements
- Séance suivante — amélioration du jet : retravailler son souvenir à partir de la grille d'auto-évaluation ; Claude peut servir d'aide à la relance (questions pour enrichir), de miroir (repérer les temps employés) et de partenaire de reformulation — sans écrire le texte à la place de l'élève (le geste d'auteur reste à l'élève).
- Étude de la langue en contexte : leçon sur les valeurs de l'imparfait et du passé composé dans le récit de soi, à partir des brouillons réels de la classe.
- Lecture cursive : entrée dans une œuvre intégrale relevant de l'autobiographie ou du roman autobiographique (indication de corpus, programme p. 32).
- Oral : lecture à voix haute d'un souvenir choisi, travail de la voix qui « porte » l'émotion.
Corpus — textes RÉELS du domaine public (liens de recherche, sans URL d'extrait inventée)
📎 [DOCUMENT À INSÉRER — Texte 1, souvenir-source de la séance] Choisir un extrait court de souvenir d'enfance dans le domaine public, par ex. : - Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre I (le peigne cassé, le vol du ruban, etc.) — texte du domaine public. - Wikisource : https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=Rousseau+Les+Confessions&title=Sp%C3%A9cial:Recherche - Gallica : https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?query=Rousseau+Confessions - Marcel Pagnol, La Gloire de mon père (souvenirs d'enfance) — vérifier le statut de droits selon l'édition. - Wikisource : https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=Pagnol+Gloire+de+mon+p%C3%A8re&title=Sp%C3%A9cial:Recherche
📎 [DOCUMENT À INSÉRER — Texte 2, contraste pour l'approfondissement] - Nathalie Sarraute, Enfance (le doute sur le souvenir, le dialogue intérieur) — vérifier le statut de droits selon l'édition. - Wikisource : https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=Sarraute+Enfance&title=Sp%C3%A9cial:Recherche - Michel Leiris, L'Âge d'homme (autoportrait) — vérifier le statut de droits. - Wikisource : https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=Leiris+L%27%C3%82ge+d%27homme&title=Sp%C3%A9cial:Recherche
Remarque sur les droits. Rousseau est sans ambiguïté dans le domaine public. Pour Pagnol, Sarraute et Leiris (auteurs du XXᵉ siècle), vérifier le statut de droits avant photocopie : préférer un extrait très court relevant de la courte citation pédagogique, ou un texte clairement libre de droits. Aucun extrait n'est reproduit ici ; n'utiliser que des textes réellement consultés via les liens de recherche ci-dessus.
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