← Retour à la preuve par l'exemple
Preuve détaillée — un chapitre d'EMC en plan de travail autonome
EMC 5e, « Agir pour l'égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations » : un thème sensible structuré en plan de travail sur 5 créneaux — séance dédiée femmes-hommes, débat réglé symétrique, production civique, évaluation par compétences à descripteurs (démarche S. Connac + boucle évaluative de L. Reynaud).
Télécharger le kit
- DOCXTélécharger
- DOCXTélécharger
- DOCXTélécharger
💡 Dans ces documents, les liens « 🔎 Rechercher… » (texte bleu souligné) sont cliquables pour trouver les documents-supports : clic simple sur cette page, Ctrl+clic dans Word. Ce sont des liens de recherche (rien n'est inventé) ; on n'héberge pas les documents sous droits.
🧩 Pour refaire ce type de plan de travail : récupérez les instructions de Projet réutilisables — socle commun (.txt) + ajouts EMC (.txt) — à coller dans un Projet Claude.
EMC 5e — Agir pour l'égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations
Présentation de la séquence en plan de travail autonome (5 créneaux)
1. Où l'on se situe dans le programme (BO du 13 juin 2024)
- Thème annuel de 5e : « Égalité, fraternité et solidarité ».
- Sous-thème travaillé ici : « Agir pour l'égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations » (volume indicatif du programme : 9-11 heures).
- (Programme d'EMC, classe de cinquième, sous-thème « Agir pour l'égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations » — vérifiez la page sur votre exemplaire : la pagination d'un PDF du BO diffère souvent d'une réimpression académique.)
Cette séquence ne couvre PAS le second sous-thème de l'année (« La solidarité et ses échelles »), qui fait l'objet d'une séquence distincte. Avec 5 créneaux de 55 min (≈ 45 min effectives, soit ≈ 3 h 45 effectives), on est volontairement DANS LA FOURCHETTE BASSE du sous-thème : c'est un choix d'allègement assumé (voir § 4), pas une couverture exhaustive des 9-11 h.
Libellés exacts du niveau 5e mobilisés (citation à la lettre du programme)
Notions nommées par le programme pour ce sous-thème :
- « Égalité (vue en CM1) femmes-hommes / Égalité en droits, parité »
- « Discrimination (vue en CM1) / Inclusion »
- « Racisme, antisémitisme, antitsiganisme, xénophobie, haine anti-LGBT »
- « Harcèlement »
Définition de la discrimination citée par le programme lui-même (et qu'il faut donc tenir au socle) : la discrimination y est présentée comme « un délit qui contrevient au principe d'égalité », le Code pénal la définissant comme « toute distinction opérée entre les personnes physiques » selon des critères tenant notamment « à leur origine, à leur sexe, orientation sexuelle et identité de genre, à leur nationalité, à leur religion, à leur apparence physique, leur handicap, leur situation de grossesse, leur santé ou leur activité syndicale, etc. (art. 225-1), punie dans certaines situations constituant un traitement défavorable (art. 225-2) ».
Le sexe est donc UN critère prohibé de l'art. 225-1 PARMI d'autres. C'est l'articulation centrale de la séquence (voir § 5) : l'égalité femmes-hommes n'est pas un sujet « à côté » de la lutte contre les discriminations, c'est UN cas du cadre général « différence / inégalité / discrimination ».
2. Rattachement aux 3 finalités et aux 4 domaines
Ossature stable de l'EMC (que l'on peut nommer) — les 3 finalités :
- Respecter autrui : reconnaître la diversité, distinguer une différence d'une discrimination, écouter sans réduire une personne à un groupe.
- Acquérir et partager les valeurs et principes de la République : égalité en droits, égalité femmes-hommes, refus des discriminations, dignité de la personne humaine.
- Construire une culture civique : connaître le droit (art. 225-1/225-2 ; loi du 27 mai 2008 ; harcèlement scolaire, loi du 2 mars 2022), comprendre que la loi se fait et évolue, et s'engager.
Les 4 domaines, et lequel domine à chaque mission :
- La sensibilité (identifier et exprimer des émotions, se décentrer) — Missions 0 et 2.
- Le droit et la règle (le cadre légal, le rôle du Défenseur des droits, la loi qui se fait) — Missions 1, 3 et 4.
- Le jugement (argumenter, distinguer fait / opinion / savoir, débattre une vraie question ouverte) — Missions 2, 3 et 5. Domaine DOMINANT de la séquence.
- L'engagement (agir à la portée de l'élève, parcours citoyen) — Mission 5.
Compétence dominante de la séquence : ARGUMENTER (domaine du jugement). C'est elle qui est entraînée le plus, dans la même modalité du début à la fin (voir § 3 et le fichier evaluations.md), et qui est le plus dotée à l'évaluation.
3. Place du débat réglé et de la boucle évaluative
Le débat réglé (Mission 3)
Un débat réglé complet est conduit en Mission 3, sur une VRAIE question ouverte (voir § 6). Il respecte les conditions cumulatives du programme : question ouverte, support de départ + connaissances, rôles distribués (président de séance, reformulateur, synthétiseur, observateurs), charte de parole co-construite, et une trace écrite qui conserve la pluralité des arguments (jamais une conclusion unique imposée).
Point de cohérence enseigné/évalué : la compétence « argumenter » est entraînée À L'ÉCRIT INDIVIDUEL autant qu'à l'oral. Le débat oral collectif est SYSTÉMATIQUEMENT précédé et suivi d'une trace individuelle écrite (« ma position + 1 argument » avant ; « l'argument adverse le plus fort que j'ai entendu » après). Ainsi, quand l'évaluation note « argumenter » par un écrit individuel, l'élève a bien été entraîné dans cette même modalité (voir evaluations.md).
La boucle évaluative (Reynaud)
- Formatif en code couleur (vert / orange / rouge) sur la compétence « argumenter par écrit » : un premier jet individuel en Mission 2, repris en Mission 3.
- Remédiation entre pairs (≈ 10 min) guidée par une grille concrète à descripteurs, avant tout sommatif.
- Reprise : l'écrit d'argumentation est retravaillé (effet test espacé) puis, si le professeur le souhaite, un sommatif facultatif en Mission 5.
Auto-correction (pastille) : RÉSERVÉE aux rares tâches FERMÉES (associer un critère prohibé à un exemple, repérer qui saisir). Les écrits longs ne sont jamais auto-validés par une pastille (sinon « j'ai écrit quelque chose » = faux vert) : ils passent par le regard du professeur ou la co-évaluation guidée.
4. Architecture déconstruite : SOCLE / allégé, et pourquoi
Ce que TOUS doivent maîtriser (SOCLE)
- Distinguer différence (un fait), inégalité (un écart) et discrimination (un traitement défavorable interdit par la loi).
- Le mécanisme : stéréotype → préjugé → discrimination (réduire une personne à un groupe stigmatisé).
- La base légale de la discrimination : c'est un délit ; critères prohibés de l'art. 225-1 (dont le sexe), traitement défavorable de l'art. 225-2 ; on peut saisir le Défenseur des droits.
- L'égalité femmes-hommes : un principe de la République qui est le RÉSULTAT DE COMBATS (la loi se fait) ; des inégalités persistent (orientation, salaires).
- Faire affleurer, par l'exemple, 2-3 notions nommées au socle : racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT (pas seulement le mécanisme abstrait).
Ce qu'on allège ou qu'on réserve à l'approfondissement (★)
- L'historique exhaustif des lois sur l'égalité femmes-hommes (1944, 1965, 1975, 1987, 2000) : on en garde 2 jalons au socle (le droit de vote des femmes en 1944, la loi sur la parité de 2000) pour montrer que « la loi se fait » ; le reste passe en ★.
- L'antitsiganisme et la xénophobie (nommés par le programme) : abordés en ★ pour ne pas dépasser 3-4 notions/séance ; le socle retient racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT.
- Le harcèlement comme régime juridique distinct (loi du 2 mars 2022) : sa base est POSÉE au socle (Mission 4) parce qu'on y touche, mais l'étude approfondie des discours de haine en ligne (Observatoire de la haine en ligne, DSA) passe en ★.
- Le détail des dispositifs de solidarité (Sécurité sociale, échelles de la solidarité) : hors séquence (autre sous-thème).
Pourquoi alléger : la limite de charge cognitive (3-4 notions nouvelles par séance, dernier créneau compris) impose des choix. On préfère que TOUS tiennent le mécanisme + la base légale + l'égalité femmes-hommes plutôt que survoler 9 notions.
5. Comment l'égalité femmes-hommes est intégrée AU CŒUR
Décision du professeur : l'égalité femmes-hommes est traitée au cœur, pas « renvoyée à plus tard ».
- Un fil explicite dès la Mission 0 : le sexe apparaît comme l'un des critères prohibés de l'art. 225-1.
- Une séance DÉDIÉE : la Mission 2 porte entièrement sur l'égalité femmes-hommes (stéréotypes de genre, inégalités dans la vie professionnelle : orientation et salaires, rôle du droit et combats pour l'égalité).
- Aucun chiffre inventé : les données chiffrées (écart de salaire, répartition par branche de métiers, orientation) sont des 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : … INSEE / Défenseur des droits…] avec un lien de recherche. Le professeur insère le chiffre exact et à jour ; le kit ne prétend pas le connaître.
- Cohérence interne : la séquence s'ouvre (Mission 0) sur un cas qui inclut le sexisme parmi les critères. On n'écrit JAMAIS ensuite que le sexisme serait « hors sujet » : le sexe est un critère étudié parmi d'autres, et il a en plus sa séance propre.
6. Le dilemme / la découverte guidée (test de symétrie légale)
La Mission 3 contient le moment de réflexion « égalité = traiter pareil ou adapter ? ». Ce moment est DÉDOUBLÉ pour respecter le test de symétrie légale :
-
(a) Une DÉCOUVERTE GUIDÉE, nommée comme telle (pas un « dilemme ») : « Pourquoi traiter tout le monde exactement à l'identique peut-il produire de l'inégalité ? ». Une branche (refuser une adaptation que la loi impose, ex. l'accessibilité d'un élève en situation de handicap, loi du 11 février 2005) N'EST PAS débattable : la loi tranche. On l'assume donc comme une découverte guidée, sans grille « les deux positions se valent ».
-
(b) Un VRAI débat réglé symétrique, sur une question réellement ouverte où aucune branche n'est imposée ni interdite par la loi : « Pour répartir une ressource FIXE et limitée dans la classe (ex. un budget de coopérative, un temps d'usage d'un matériel unique), vaut-il mieux donner la même part à chacun, ou donner davantage à celles et ceux qui en ont le moins ? ». La loi n'oblige ni n'interdit aucune des deux réponses : c'est un choix de société (égalité formelle vs équité), donc un débat légitime.
Preuve du test de symétrie : pour (b), ni « part égale pour tous » ni « plus à qui a le moins » n'est imposé OU interdit par un texte. Le dilemme tient.
7. Minutage des 5 créneaux
Chaque créneau = 55 min affichées ≈ 45 min effectives. Au plus 2-3 activités réelles, avec marge.
| Créneau | Mission | Cœur du créneau | Notions nouvelles (socle) |
|---|---|---|---|
| 1 | Mission 0 + début Mission 1 | Émotions cadrées + charte ; différence / inégalité / discrimination | différence, inégalité, discrimination (3) |
| 2 | Mission 1 (fin) + Mission 2 | Base légale (225-1/225-2, Défenseur des droits) ; séance dédiée femmes-hommes | critère prohibé, stéréotype de genre, Défenseur des droits (3) |
| 3 | Mission 3 | Débat réglé + découverte guidée ; trace plurielle | équité vs égalité formelle (1-2) |
| 4 | Mission 4 | Notions nommées (racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT) ; base du harcèlement (loi 2 mars 2022) | racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT, harcèlement (≤4) |
| 5 | Mission 5 | Production civique d'engagement ; reprise courte | aucune notion neuve |
Le dernier créneau (5) n'introduit AUCUNE notion nouvelle : il mobilise et réinvestit. La synthèse-bilan de tout le chapitre, si elle est faite, démarre le cours SUIVANT plutôt que de surcharger la clôture. Détail du minutage du créneau 5 prouvant qu'il tient en 45 min : voir guide-prof.md, § « Conduite du créneau 5 ».
Soupape pour le créneau 2 (le plus chargé, car il consolide la base légale de la Mission 1 ET ouvre la séance dédiée femmes-hommes) : la Tâche 1.2 (fiche-droit) est une consolidation des notions déjà rencontrées en créneau 1, pas trois notions neuves ; et le 1er jet d'argumentation (2.3) est une tâche de COMPÉTENCE — si le temps manque, il peut démarrer le créneau 3 sans casser la boucle. On protège ainsi la trace argumentative (matière évaluable) plutôt que de surcharger.
8. Avertissement : ce qui se débat / ce qui ne se débat pas
À afficher et à dire en classe (repris dans la charte élève) :
NE SE DÉBATTENT PAS (ce ne sont pas des opinions à mettre aux voix) :
- l'égalité en droits entre toutes les personnes ;
- l'égalité femmes-hommes ;
- le refus des discriminations ;
- la dignité de la personne humaine.
Ces principes ne s'opposent jamais à « deux camps également légitimes ».
SE DÉBATTENT (vraies questions ouvertes) :
- comment répartir une ressource fixe et limitée (part égale vs davantage à qui a moins) ;
- quels moyens concrets l'établissement peut se donner pour faire reculer un stéréotype ;
- etc.
Nuance à tenir (et à dire) : ce qui est non négociable, c'est le respect du droit en vigueur et la valeur d'égalité. Le CONTENU de la loi, lui, se fait et évolue démocratiquement — les dates le montrent (1944, 1975, 2000, 2005, 2008, 2020, 2022). Comprendre que « la loi se fait » est une finalité de l'EMC, pas une menace pour l'autorité de la loi présente.
9. Ce kit n'est PAS clé-en-main
Restent à finir par le professeur (liste détaillée en guide-prof.md) :
- choisir et insérer chaque 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : …] (textes, chiffres INSEE/Défenseur des droits) ;
- vérifier la pagination du programme sur son exemplaire ;
- vérifier l'état du droit à la date du cours (la loi évolue) ;
- avoir installé AVANT la séquence les routines du plan de travail (charte, autocorrection, règle d'aide « je réfléchis → un pair → le prof ») ;
- ajuster les corrigés génériques au document réellement retenu.
Mon plan de travail — Égalité et lutte contre les discriminations (5e)
Feuille de route élève. Tu avances à ton rythme, mais TOUTES les tâches SOCLE doivent être faites. Les tâches avec une étoile (★) sont de l'approfondissement : tu les fais si tu as terminé le socle.
1. Ce que je vais apprendre
À la fin de ce plan de travail, je dois être capable de :
- distinguer une différence, une inégalité et une discrimination ;
- expliquer le mécanisme : stéréotype → préjugé → discrimination ;
- dire ce que la loi prévoit (la discrimination est un délit) et qui je peux saisir (le Défenseur des droits) ;
- expliquer pourquoi l'égalité femmes-hommes est un principe de la République, le résultat de combats, et qu'il reste des inégalités ;
- argumenter par écrit une position de façon claire (c'est la compétence la plus importante du chapitre) ;
- proposer une action à ma portée pour faire reculer une discrimination.
2. Ma charte de discussion (à co-construire et signer AVANT de commencer)
Avant tout partage d'émotion ou d'avis personnel, ma classe construit et adopte cette charte. Tant qu'elle n'est pas adoptée, on ne partage pas de ressenti personnel.
- Je critique les idées, jamais les personnes.
- Je ne me moque de personne et je ne désigne personne du doigt.
- Ce qui se dit de personnel dans la classe reste dans la classe (confidentialité).
- Personne ne « parle au nom » d'un groupe (je ne suis pas le porte-parole d'un groupe).
- Je lève la main, j'écoute jusqu'au bout, je peux reformuler ce que l'autre a dit avant de répondre.
- Certaines choses ne se débattent pas : l'égalité en droits, l'égalité femmes-hommes, le refus des discriminations, la dignité des personnes. On peut débattre des moyens, pas de ces principes.
- J'ai le droit de changer d'avis : c'est même un signe que j'ai réfléchi.
Signature de la classe : ____
3. Comment je m'auto-évalue : les pastilles (tâches FERMÉES seulement)
Les pastilles servent UNIQUEMENT pour les quelques tâches fermées (où il y a une bonne réponse vérifiable avec le corrigé).
- Pastille verte : j'ai réussi seul, je sais refaire.
- Pastille orange : j'ai réussi avec de l'aide, je dois revoir.
- Pastille rouge : je n'ai pas réussi, je demande de l'aide.
Attention : pour les ÉCRITS (mon argumentation, ma trace de débat, mon affiche), il n'y a PAS de pastille auto-attribuée. Ces écrits sont relus par le professeur ou par un camarade avec une grille. Écrire « quelque chose » ne suffit pas pour se mettre au vert.
4. La règle d'aide (entraide)
Quand je suis bloqué, dans l'ordre :
- Je réfléchis seul et je relis la consigne et les critères de réussite.
- Je demande à un pair (un camarade qui a déjà réussi cette tâche).
- Je demande au professeur.
Je peux devenir tuteur : si j'ai une pastille verte sur une tâche, je peux aider un camarade — en lui expliquant, PAS en faisant à sa place.
5. Mon parcours (à cocher au fur et à mesure)
| Mission | Titre | Type dominant | SOCLE fait | ★ fait |
|---|---|---|---|---|
| 0 | Ce que je ressens, ce que je sais déjà | Émotions cadrées + repérage | ☐ | ☐ |
| 1 | Différence, inégalité, discrimination : et la loi ? | Étude de cas + droit | ☐ | ☐ |
| 2 | Femmes et hommes : égaux en droit, et en vrai ? | Séance dédiée femmes-hommes | ☐ | ☐ |
| 3 | Traiter pareil ou adapter ? Débat réglé | Débat + découverte guidée | ☐ | ☐ |
| 4 | Quand l'exclusion a un nom (et un délit) | Notions nommées + harcèlement | ☐ | ☐ |
| 5 | J'agis : ma proposition pour la classe | Engagement (production civique) | ☐ | ☐ |
6. Mon suivi de la compétence « argumenter par écrit » (boucle évaluative)
C'est la compétence la plus importante du chapitre. Je la travaille plusieurs fois et je suis mes progrès en couleur.
| Étape | Quand | Ma couleur (vert/orange/rouge) |
|---|---|---|
| 1er jet individuel | Mission 2 | ____ |
| Reprise après remédiation | Mission 3 | ____ |
| (Facultatif) écrit final | Mission 5 | ____ |
Entre deux jets, je passe par une remédiation entre pairs (≈ 10 min) avec la grille fournie par le professeur : un camarade relit mon argumentation, je relis la sienne, on se dit ce qui est clair et ce qui manque.
Rappel sur les supports : aucun document ni URL n'est inventé. Chaque support est un encadré 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : …] (texte simple) suivi d'un lien de recherche 🔎 Rechercher…. Les liens sont cliquables (Ctrl+clic dans Word). Les corrigés ne figurent que pour les tâches FERMÉES, sous « ## Corrigé ».
Mission 0 — Ce que je ressens, ce que je sais déjà
Objectif : faire émerger des émotions et des représentations sur le thème, dans un cadre protégé, et poser le vocabulaire de départ.
Finalité / domaine : Respecter autrui / la sensibilité. Compétence dominante : exprimer une émotion, écouter.
IMPORTANT — Ordre obligatoire : la charte de discussion est co-construite et adoptée AVANT ce premier partage d'émotions (voir le plan de travail élève, § 2). On ne lance aucun tour de parole « ce que je ressens » tant que la confidentialité et « on critique les idées, pas les personnes » ne sont pas posées.
Tâche 0.1 — SOCLE — Co-construire la charte (collectif, ≈ 10 min)
La classe écrit ensemble les règles de discussion, puis les adopte. (Conduite détaillée : guide-prof.md.)
Tâche 0.2 — SOCLE — Réagir à une image (individuel puis collectif court)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : une affiche FICTIVE ou une affiche de campagne publique (type campagne d'intérêt général) montrant une situation où une personne est traitée différemment des autres — sans viser un élève réel ni un groupe nommé.] 🔎 Rechercher une affiche de campagne
Consigne : en une phrase écrite pour moi seul, « ce que je ressens en regardant cette image, c'est… ». Puis, pour ceux qui le souhaitent, un mot à voix haute. Personne n'est obligé de partager.
Tâche 0.3 — SOCLE — Mes trois mots (trace de départ, individuelle)
J'écris 3 mots que m'évoque le mot « discrimination ». Je les garde : je les comparerai à la fin du chapitre.
Tâche 0.4 — ★ APPROFONDISSEMENT
Je cherche d'où vient le mot « discriminer » (sens premier : « distinguer, séparer ») et j'explique pourquoi le mot a pris un sens négatif.
(Pas de corrigé : tâches ouvertes / expression personnelle.)
Mission 1 — Différence, inégalité, discrimination : et la loi ?
Objectif : distinguer trois notions souvent confondues, et poser la base légale de la discrimination.
Finalité / domaine : Acquérir les valeurs de la République + Construire une culture civique / le droit et la règle. Compétence dominante : distinguer / justifier en s'appuyant sur le droit.
Tâche 1.1 — SOCLE — Trier des situations (FERMÉE, auto-corrigeable avec pastille)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : un tableau de 6 situations FICTIVES et distanciées, courtes, à classer en trois colonnes « différence » / « inégalité » / « discrimination ». Exemples de gabarit, à finaliser : (1) « Léa est plus grande que Sami » ; (2) « dans un village, il n'y a pas de médecin, dans la ville voisine il y en a dix » ; (3) « un employeur refuse un poste à une candidate UNIQUEMENT parce qu'elle est enceinte » ; (4) « Karim aime le foot, Théo préfère le dessin » ; (5) « une salle de sport interdit l'entrée à une personne à cause de son origine » ; (6) « certains élèves ont un ordinateur à la maison, d'autres non ». Cas volontairement fictifs.]
Consigne : je classe chaque situation. Pour chaque cas, j'écris si c'est interdit par la loi ou non.
Critère de réussite : une différence est un simple écart (ni bon ni mauvais) ; une inégalité est un écart d'accès ou de moyens ; une discrimination est un traitement défavorable fondé sur un critère interdit par la loi.
Tâche 1.2 — SOCLE — La fiche-droit (lecture médiée + complétion)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : un EXTRAIT court et reformulé de l'art. 225-1 du Code pénal (la liste des critères prohibés) + une phrase sur l'art. 225-2 (le traitement défavorable). NE PAS recopier l'article brut : donner un extrait + lexique. Apports juridiques exacts pour le professeur : voir guide-prof.md.] 🔎 Vérifier l'art. 225-1 sur Légifrance
Trace (gabarit à compléter, FERMÉE en partie) :
- Une discrimination, c'est un traitement défavorable fondé sur un critère interdit par la loi.
- Trois critères interdits que je retiens : _, _, ____ (dont le sexe).
- Une discrimination est un __ (mot attendu : délit).
- Si je suis victime ou témoin, je peux saisir le ________ (le Défenseur des droits).
Tâche 1.3 — ★ APPROFONDISSEMENT
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : un cas réel (anonymisé) de saisine ou de décision du Défenseur des droits, OU une condamnation au titre de la loi du 27 mai 2008 (ex. dans le monde du travail).] 🔎 Rechercher une décision du Défenseur des droits
J'explique en 3 lignes : qui a été traité défavorablement, sur quel critère, ce que le droit a dit.
Corrigé
Tâche 1.1 (fermée) — classement attendu (à réajuster au document finalement retenu) :
- (1) Léa plus grande que Sami → différence (non interdite).
- (2) un médecin au village contre dix en ville → inégalité (écart d'accès, pas un traitement défavorable visant une personne sur un critère interdit).
- (3) refus d'un poste parce qu'enceinte → discrimination (critère interdit : situation de grossesse — interdit).
- (4) Karim foot / Théo dessin → différence (goûts).
- (5) entrée refusée à cause de l'origine → discrimination (critère interdit : origine — interdit).
- (6) ordinateur à la maison ou non → inégalité (écart de moyens).
Tâche 1.2 — partie fermée : « délit » ; « Défenseur des droits ». La liste des critères est ouverte (toute réponse parmi les critères de l'art. 225-1 est juste : origine, sexe, orientation sexuelle, identité de genre, religion, handicap, apparence physique, état de santé, grossesse, etc.).
Mission 2 — Femmes et hommes : égaux en droit, et en vrai ? (séance dédiée)
Objectif : comprendre que l'égalité femmes-hommes est un principe de la République, le résultat de combats (la loi se fait), et qu'il subsiste des inégalités (orientation, salaires) que le droit cherche à corriger.
Finalité / domaine : Acquérir les valeurs de la République / le droit et la règle + amorce du jugement. Compétence dominante : ici commence l'entraînement à argumenter par écrit (1er jet de la boucle).
Articulation explicite : le sexe est l'un des critères prohibés de l'art. 225-1 (vu en Mission 1). L'égalité femmes-hommes n'est donc PAS un sujet à part : c'est un cas du cadre général « différence / inégalité / discrimination ».
Tâche 2.1 — SOCLE — La loi se fait (frise, FERMÉE)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : une courte liste datée de textes, à placer sur une frise GABARIT (repères vides) : droit de vote des femmes (1944) ; loi sur la parité (2000). Au socle on garde ces 2 jalons. Les autres (1965, 1975, 1987) sont en ★.] 🔎 Rechercher droit de vote des femmes 1944
Trace : la frise complétée EST la trace (pas de paragraphe à recopier). Conclusion en une phrase à écrire sous la frise : « L'égalité des droits entre femmes et hommes n'a pas toujours existé : elle est le résultat de ____ (mot attendu : combats), et la loi continue d'évoluer. »
Tâche 2.2 — SOCLE — Les inégalités qui demeurent (lecture de données réelles)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : données INSEE / Défenseur des droits sur l'écart de salaire moyen entre femmes et hommes (en %). NE PAS inventer le chiffre : insérer la donnée exacte et à jour.] 🔎 INSEE écart de salaire femmes-hommes
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : données INSEE / ministère sur la répartition femmes-hommes par branche de métiers OU sur l'orientation (filles/garçons vers certaines filières). Chiffre exact à insérer par le professeur.] 🔎 INSEE répartition femmes hommes métiers / orientation
Consigne (FERMÉE, lecture de données) : je relève le chiffre de l'écart de salaire et je dis qui est désavantagé.
Apport notionnel au socle : le stéréotype de genre (« ce métier, c'est pour les garçons / pour les filles ») oriente les choix et entretient ces écarts. L'article 6 de la DDHC (égal accès aux emplois) et la loi sur la parité (2000) montrent l'action du droit.
Tâche 2.3 — SOCLE — 1er jet d'argumentation (individuel, ÉCRIT — début de la boucle)
Question (vraie question de moyens, pas un principe à débattre) : « Quelle action concrète pourrait aider à réduire les stéréotypes de genre dans l'orientation des élèves ? »
Consigne : en 4-5 lignes, J'ÉCRIS ma proposition et un argument qui l'appuie (« je propose… parce que… »), en m'appuyant sur au moins une donnée vue en 2.2.
→ Ce texte est mon 1er jet de la compétence « argumenter par écrit ». Le professeur le code en couleur (vert/orange/rouge). Pas de pastille auto-attribuée ici.
Tâche 2.4 — ★ APPROFONDISSEMENT
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : extraits datés d'autres lois (1965 exercer une profession sans autorisation du mari ; 1975 IVG ; 1987 autorité parentale conjointe).] 🔎 Rechercher loi parité 2000 / lois égalité femmes-hommes
Je complète la frise avec ces jalons et j'explique ce que « la loi se fait » veut dire avec un exemple.
Corrigé
Tâche 2.1 (fermée) — placement : 1944 (vote) avant 2000 (parité). Mot attendu : « combats ».
Tâche 2.2 (fermée) — dépend du document inséré : le chiffre exact est celui du document choisi par le professeur ; la personne désavantagée par l'écart de salaire moyen est, selon les données publiques disponibles, les femmes. (À confirmer sur le document à jour retenu.)
(2.3 n'est pas une tâche fermée : pas de corrigé, mais une grille à descripteurs — voir evaluations.md.)
Mission 3 — Traiter pareil ou adapter ? Débat réglé
Objectif : argumenter une vraie question ouverte dans un cadre réglé, en conservant la pluralité des positions ; et, séparément, découvrir pourquoi « traiter à l'identique » peut produire de l'inégalité.
Finalité / domaine : Construire une culture civique / le jugement (domaine DOMINANT). Compétence dominante : argumenter (à l'écrit individuel ET à l'oral collectif).
Deux moments DISTINCTS et nommés différemment (voir presentation.md, § 6) : - 3.A est un débat réglé sur une vraie question ouverte (test de symétrie légale réussi). - 3.B est une découverte guidée, PAS un dilemme (une branche y est imposée par la loi).
Tâche 3.0 — SOCLE — Ma position avant le débat (trace individuelle écrite)
Avant l'oral, j'écris pour moi : « Au départ, je pense que… parce que… ». (C'est ma trace individuelle d'entrée — elle garantit que j'argumente par écrit, pas seulement à l'oral.)
Tâche 3.A — SOCLE — Débat réglé (collectif)
Question (vraie question ouverte, symétrique) : « Pour partager une ressource FIXE et limitée dans la classe — par exemple un petit budget de coopérative, ou le temps d'usage d'un seul matériel — vaut-il mieux donner la même part à chacun, ou donner davantage à celles et ceux qui en ont le moins ? »
Pourquoi c'est un vrai débat : la loi n'oblige ni n'interdit aucune des deux réponses. C'est un choix entre égalité formelle (la même part) et équité (plus à qui a moins). Les deux positions sont défendables.
- Support de départ : 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : une mise en situation FICTIVE chiffrée — ex. « la coopérative dispose de 60 € ; le groupe A n'a aucun matériel, le groupe B en a déjà » — à finaliser par le professeur.] 🔎 Rechercher égalité équité illustration
Rôles (à distribuer ; faire tourner d'un débat à l'autre) :
- Président de séance : distribue la parole, fait respecter la charte.
- Reformulateur : redit l'argument précédent avant qu'on réponde.
- Synthétiseur : note les arguments des DEUX côtés.
- Observateurs (le sous-groupe échantillonné par le professeur) : remplissent la grille d'observation (voir evaluations.md).
Charte de parole : celle de la Mission 0, rappelée. On débat des moyens de répartir, jamais de l'égalité en droits (qui, elle, ne se débat pas).
Trace PLURIELLE (collective) : un tableau à deux colonnes affiché — « Arguments pour la même part » / « Arguments pour plus à qui a moins » — qui CONSERVE les deux positions. Aucune conclusion unique n'est imposée.
Tâche 3.0bis — SOCLE — Ma position après le débat (trace individuelle écrite — reprise de la boucle)
Après l'oral, j'écris : « L'argument adverse le plus fort que j'ai entendu est… ; au final je pense… parce que… ».
→ C'est la reprise de mon argumentation écrite (2e jet, après la remédiation entre pairs). Le professeur re-code la couleur : je vois mes progrès.
Tâche 3.B — SOCLE — Découverte guidée (NON un dilemme) : « Traiter à l'identique produit-il toujours de l'égalité ? »
Ceci N'EST PAS mis aux voix : c'est une découverte guidée. Une branche (refuser une adaptation imposée par la loi, ex. rendre une sortie accessible à un élève en fauteuil — obligation de la loi du 11 février 2005) n'est PAS débattable. On ne propose donc pas de grille « les deux positions se valent ».
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : une situation FICTIVE simple — ex. « on donne à chaque élève exactement la même paire de lunettes, alors qu'ils ont des vues différentes » — pour faire sentir que « pareil pour tous » n'est pas toujours « juste pour tous ».]
Consigne guidée : je complète « Donner exactement la même chose à tout le monde est juste quand __ ; mais ce n'est pas juste quand ____, car certains ont des besoins différents. La loi impose parfois une adaptation (ex. accessibilité, loi de 2005) : ce n'est pas un choix, c'est une obligation. »
Tâche 3.C — ★ APPROFONDISSEMENT
Je trouve un autre exemple où la loi IMPOSE une adaptation (et n'en fait donc pas un débat), et un exemple où, au contraire, le partage est un vrai choix ouvert.
(3.A, 3.0, 3.0bis, 3.B : tâches ouvertes ou guidées — pas de corrigé fermé ; grilles dans evaluations.md.)
Mission 4 — Quand l'exclusion a un nom (et un délit)
Objectif : nommer des formes de discrimination (faire affleurer racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT), comprendre le mécanisme stéréotype → préjugé → discrimination, et POSER la base légale propre du harcèlement (distincte de celle de la discrimination).
Finalité / domaine : Construire une culture civique / le droit et la règle. Compétence dominante : justifier en mobilisant des notions nommées et le droit.
Deux régimes juridiques DISTINCTS, à ne pas fusionner : - Discrimination : Code pénal art. 225-1 / 225-2 ; loi du 27 mai 2008. (Posée en Mission 1.) - Harcèlement scolaire : délit depuis la loi du 2 mars 2022 (art. 222-33-2-3 du Code pénal). (Posée ICI.) Ils peuvent se recouper (un harcèlement à caractère discriminatoire) mais n'ont pas la même base légale. On pose les DEUX avant d'en parler.
Tâche 4.1 — SOCLE — Le mécanisme et ses noms (FERMÉE, association)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : 3 courts exemples FICTIFS de stéréotypes/préjugés débouchant sur un agissement, à associer à la notion qui le nomme : racisme / antisémitisme / haine anti-LGBT. Cas distanciés, sans viser un élève réel.] 🔎 Rechercher définitions racisme antisémitisme haine anti-LGBT
Trace (gabarit, schéma fléché — la trace EST le schéma) :
stéréotype (une idée toute faite sur un groupe) → préjugé (un jugement défavorable avant de connaître) → discrimination / agissement (un acte qui exclut, puni par la loi).
Au socle, je sais nommer au moins trois formes : racisme, antisémitisme, haine anti-LGBT. (Antitsiganisme, xénophobie : ★.)
Tâche 4.2 — SOCLE — Discrimination et harcèlement : deux délits (FERMÉE, classement)
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : 4 situations FICTIVES, à classer « relève surtout de la discrimination (art. 225-1/225-2) » / « relève surtout du harcèlement (loi du 2 mars 2022) » / « les deux (harcèlement à caractère discriminatoire) ». Apports juridiques exacts : guide-prof.md.]
Critère : la discrimination est un traitement défavorable fondé sur un critère interdit ; le harcèlement est la répétition d'actes qui dégradent les conditions de vie de la victime (délit depuis 2022). Un même fait peut relever des deux.
Tâche 4.3 — ★ APPROFONDISSEMENT
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : un point sur les discours de haine en ligne — Observatoire de la haine en ligne (ARCOM, loi du 24 juin 2020) ; règlement européen DSA.] 🔎 Rechercher Observatoire haine en ligne ARCOM 2020
J'explique comment « le droit s'adapte » pour lutter contre les discours de haine en ligne (un exemple de plus que « la loi se fait »).
Corrigé
Tâche 4.1 (fermée) — association à réajuster au document retenu : un exemple visant l'origine/la couleur de peau → racisme ; un exemple visant des personnes juives → antisémitisme ; un exemple visant des personnes en raison de leur orientation sexuelle → haine anti-LGBT.
Tâche 4.2 (fermée) — clé générique : critère interdit + traitement défavorable ponctuel → discrimination ; répétition d'actes dégradant les conditions de vie → harcèlement ; répétition d'actes fondés sur un critère interdit → les deux. (À ajuster aux 4 situations finalement insérées.)
Mission 5 — J'agis : ma proposition pour la classe
Objectif : transformer ce qui a été compris en une action civique réellement à la portée de l'élève. Réinvestissement, AUCUNE notion nouvelle.
Finalité / domaine : Construire une culture civique / l'engagement. Compétence : s'engager, et réinvestir l'argumentation.
Charge cognitive du dernier créneau : zéro notion neuve. On mobilise et on produit. Une éventuelle synthèse-bilan du chapitre démarre le cours SUIVANT, pas celui-ci.
Tâche 5.1 — SOCLE — Ma proposition d'action (individuelle ou en binôme)
Je propose UNE action concrète, à notre portée, pour faire reculer une discrimination ou un stéréotype dans la classe ou l'établissement. Exemples de cadres réels : une proposition au CVC (conseil de la vie collégienne), une action des éco/délégués, une affiche pour le concours « Non au harcèlement », une charte de classe.
- 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : un exemple FICTIF de proposition d'élève déjà rédigée, comme modèle de format (titre / problème visé / action proposée / qui peut la porter).] 🔎 Rechercher CVC conseil vie collégienne actions élèves
Format attendu (gabarit) :
- Problème visé (1 phrase) :
- Mon action (1-2 phrases) :
- Pourquoi c'est à notre portée (1 phrase) :
- Qui peut la porter (délégués / CVC / classe) :
→ La proposition n'est PAS notée sur l'adhésion ni sur la « bonne intention » : seule sa clarté et sa faisabilité sont regardées (voir evaluations.md).
Tâche 5.2 — SOCLE — Reprise courte « effet test » (FERMÉE, ≈ 5 min)
Mini-quiz de récupération sur le SOCLE (espacé) :
- Une discrimination, est-ce une simple différence ? (oui / non)
- Cite un critère interdit par la loi : ______
- Une discrimination est un… (délit / opinion)
- Qui peut-on saisir ? ______
- L'égalité femmes-hommes a-t-elle toujours existé en droit ? (oui / non)
Tâche 5.3 — ★ APPROFONDISSEMENT
Je compare mes « 3 mots » du début (Mission 0) avec ce que je sais maintenant, et j'écris ce qui a changé dans ma façon de voir.
Corrigé
Tâche 5.2 (fermée) :
- Non (une discrimination n'est pas une simple différence : c'est un traitement défavorable fondé sur un critère interdit).
- Tout critère de l'art. 225-1 (origine, sexe, religion, handicap, orientation sexuelle, etc.).
- Délit.
- Le Défenseur des droits.
- Non (elle est le résultat de combats ; la loi a évolué — 1944, 2000…).
Évaluation — EMC 5e : Égalité et lutte contre les discriminations
Principe directeur : en EMC on évalue des compétences observables (argumenter, écouter, reformuler, justifier, distinguer fait/opinion/savoir, coopérer), jamais l'adhésion à une opinion, jamais une conviction, jamais un « bon sentiment ». On discute les idées, jamais les personnes ni les croyances. Aucune note sur les convictions.
1. La boucle évaluative (Reynaud) sur la compétence dominante
La compétence DOMINANTE du chapitre est argumenter par écrit (domaine du jugement). Elle est entraînée et évaluée dans la même modalité (écrit individuel), avec des traces individuelles intermédiaires — jamais entraînée à l'oral collectif pour être ensuite jugée à l'écrit sans transition.
| Étape | Mission | Modalité | Statut |
|---|---|---|---|
| 1er jet (couleur) | 2.3 | écrit individuel | formatif |
| Remédiation entre pairs (≈10 min, grille) | entre 2 et 3 | écrit individuel | formatif |
| Reprise / 2e jet (couleur) | 3.0bis | écrit individuel | formatif |
| Écrit final (facultatif) | 5 | écrit individuel | sommatif facultatif |
Code couleur : vert (réussi, sait refaire), orange (fragile, à revoir), rouge (à reprendre). La remédiation entre pairs précède tout sommatif.
Rappel : un écrit long n'est JAMAIS validé par une pastille auto-attribuée. La couleur est posée par le professeur (ou en co-évaluation guidée par la grille § 3), sinon « j'ai écrit quelque chose » devient un faux vert.
2. Grille de la remédiation entre pairs (pour les élèves)
À utiliser quand un camarade relit mon argumentation écrite. On coche, puis on se le dit oralement.
| Je regarde si l'argumentation de mon camarade… | Oui | Pas encore |
|---|---|---|
| dit clairement sa position (« je pense que… ») | ☐ | ☐ |
| donne au moins un argument (« parce que… ») | ☐ | ☐ |
| s'appuie sur un fait ou une donnée vus en classe | ☐ | ☐ |
| reste sur les idées (ne vise personne) | ☐ | ☐ |
| tient compte d'au moins une objection | ☐ | ☐ |
3. Évaluation de COMPÉTENCES — grille à DESCRIPTEURS par niveau
Chaque niveau est DÉCRIT (pas un simple seuil réussi/non). Les compétences sont évaluées dans la modalité où elles ont été entraînées.
Compétence 1 — ARGUMENTER PAR ÉCRIT (compétence DOMINANTE — la plus dotée)
Évaluée à l'écrit individuel (modalité entraînée en 2.3, 3.0, 3.0bis, 5).
| Niveau | Descripteur |
|---|---|
| Insuffisant | Donne un avis sans le justifier (« c'est bien / c'est nul »), ou hors sujet, ou vise des personnes plutôt que des idées. |
| Fragile | Énonce une position et un début de justification, mais l'argument reste vague ou non appuyé sur un fait/une donnée vus en classe. |
| Satisfaisant | Énonce une position claire + au moins un argument appuyé sur un fait ou une donnée du cours ; reste sur les idées. |
| Très bon | Position claire, argument appuyé sur des données, ET prise en compte explicite d'une objection (« on pourrait répondre que…, mais… »). |
Compétence 2 — DISTINGUER différence / inégalité / discrimination, et mobiliser le droit
| Niveau | Descripteur |
|---|---|
| Insuffisant | Confond les trois notions ; ne sait pas que la discrimination est interdite par la loi. |
| Fragile | Distingue parfois différence et discrimination, mais hésite sur l'inégalité ou sur le critère interdit. |
| Satisfaisant | Distingue les trois ; sait qu'une discrimination est un traitement défavorable sur un critère interdit (délit) ; nomme un critère. |
| Très bon | Fait tout cela ET identifie le bon recours (Défenseur des droits) ou la bonne base légale (225-1/225-2), et sait que le sexe est un critère parmi d'autres. |
Compétence 3 — ÉCOUTER / REFORMULER / COOPÉRER (observée au débat, Mission 3)
Évaluée par observation échantillonnée à l'oral collectif (modalité où elle est entraînée).
| Niveau | Descripteur |
|---|---|
| Insuffisant | Coupe la parole, ne tient pas la charte, ne reprend jamais l'idée d'un autre. |
| Fragile | Écoute mais n'interagit pas avec les arguments des autres (juxtapose son avis). |
| Satisfaisant | Écoute, attend son tour, reformule au moins une fois l'idée d'un camarade avant de répondre. |
| Très bon | Reformule fidèlement, fait avancer le débat en s'appuyant sur un argument adverse, aide à tenir la charte. |
Cohérence des modalités : la compétence 1 (la plus dotée) est entraînée ET évaluée à l'écrit individuel. La compétence 3 est entraînée ET évaluée à l'oral collectif (observation). On n'évalue pas à l'écrit individuel quelque chose qui n'aurait été travaillé qu'à l'oral.
4. Observation ÉCHANTILLONNÉE (réaliste)
Un seul professeur ne peut pas renseigner toutes les compétences sur 30 élèves tout en animant. On assume l'échantillonnage :
- À chaque séance, le professeur observe finement un sous-groupe ciblé (5-6 élèves), pas toute la classe.
- On fait tourner les sous-groupes d'une séance à l'autre, pour que chaque élève soit observé au moins une fois sur le chapitre.
- Au débat (Mission 3), ce sont les observateurs élèves qui complètent une grille simple sur leurs camarades, le professeur se concentrant sur le sous-groupe du jour.
5. Cohérence enseigné / évalué (DOUBLE SENS)
- On n'évalue que ce qui a été enseigné : on ne demande pas de nommer un régime ou une notion non étudiée comme telle. Le harcèlement n'est évalué que parce que sa base (loi du 2 mars 2022) a été POSÉE au socle en Mission 4 ; sinon on ne l'évaluerait pas.
- À l'inverse, la compétence entraînée au plus haut niveau (argumenter par écrit) est BIEN dotée à l'évaluation (au moins une tâche notée, fût-elle facultative) : on ne l'entraîne pas pour ne jamais l'évaluer.
- Même modalité : voir § 3. L'item le plus doté (argumenter) est évalué à l'écrit individuel, exactement comme entraîné, avec traces individuelles intermédiaires (3.0 et 3.0bis).
6. Questions INTERDITES (à ne JAMAIS poser en évaluation)
- « Es-tu d'accord avec l'égalité femmes-hommes ? » → NON : un principe ne se met pas aux voix ni en note.
- « Penses-tu que les discriminations, c'est mal ? » → NON : on n'évalue pas l'adhésion ni le bon sentiment.
- « As-tu déjà été victime / témoin d'une discrimination ? Raconte. » → NON : pointe le vécu réel et nominatif, viole le RGPD et le climat de classe.
- « Quelle est ta religion / ton origine ? » → NON : aucune donnée nominative, aucun élève porte-parole d'un groupe.
- « Qui, dans la classe, est concerné par… ? » → NON : jamais désigner une personne ou un groupe.
- « Quelle est la bonne réponse au débat de la Mission 3 ? » → NON : c'est une vraie question ouverte ; il n'y a pas UNE bonne réponse à deviner.
À l'inverse, on PEUT évaluer : « distingue ces trois situations », « quel critère interdit ? », « argumente par écrit cette question de moyens », « quel recours ? ».
7. Écrit sommatif FACULTATIF sur le RAISONNEMENT
Facultatif (le professeur décide). Il porte sur le raisonnement, pas sur l'opinion. Barème valorisant la compétence dominante (argumenter par écrit).
Proposition de sujet (à adapter aux documents insérés) :
- (Distinguer — /4) Trois situations fictives à classer en différence / inégalité / discrimination, et dire pour chacune si la loi l'interdit.
- (Mobiliser le droit — /4) « Une discrimination, qu'est-ce que c'est ? Qui peut-on saisir ? » — réponse appuyée sur le vocabulaire du cours.
- (Argumenter par écrit — /8, la mieux dotée) Sur la question ouverte de moyens travaillée en classe (ex. « quelle action concrète pour réduire un stéréotype de genre ? »), rédiger une position + un argument appuyé sur une donnée + la prise en compte d'une objection. (Ventilée : position /2, argument appuyé /4, objection /2.)
- (★ bonus — /2) Un cas de « la loi se fait » : citer un exemple de loi qui a fait évoluer l'égalité, et expliquer pourquoi cela montre que la loi n'est pas figée.
Total indicatif : 16 (+2 bonus). L'argumentation (la dominante) pèse 8 sur 16 : elle n'est pas pondérée au plus bas, et elle est ventilée en sous-tâches barémées séparément (pas un seul gros coefficient sur une question à étapes multiples).
Guide du professeur — EMC 5e : Égalité et lutte contre les discriminations
Ce guide accompagne un enseignement souvent assuré hors discipline d'origine. Il fournit les apports juridiques et notionnels exacts nécessaires pour tenir le contenu, et la conduite des moments délicats. L'IA propose, vous validez : vous restez le concepteur, et vous vérifiez tout texte de loi (cité ou renvoyé à Légifrance), jamais de mémoire.
1. Prérequis : des routines installées AVANT la séquence
Le plan de travail autonome est une CULTURE, pas un format (réf. Connac). Ne le déployez pas sur une classe non entraînée. Avant de commencer, doivent être en place :
- l'autocorrection sur tâches fermées (et la compréhension qu'un écrit long ne s'auto-valide pas par une pastille) ;
- la règle d'aide : « je réfléchis → un pair → le professeur » ;
- la gestion du rythme (chacun à son rythme, socle obligatoire, ★ ensuite) ;
- la charte de discussion : pour ce thème sensible, elle se co-construit et s'adopte AVANT tout partage d'émotion (Mission 0). Si la charte n'est pas encore une habitude de la classe, prévoyez un temps de rodage dédié.
Pour une première fois avec une classe peu entraînée : commencez par un chapitre plus court, ou un temps de rodage du dispositif.
2. Posture : neutralité sur vos opinions, fermeté sur les valeurs
- Vous avez un devoir de neutralité sur vos convictions personnelles : vous ne livrez pas votre opinion, vous garantissez le cadre.
- Vous n'êtes PAS neutre sur les valeurs de la République : l'égalité, l'égalité femmes-hommes, le refus des discriminations, la dignité des personnes se transmettent et ne se mettent pas aux voix.
- Pas de faux équilibre : on n'oppose jamais ces principes à « deux camps également légitimes ».
- « La loi se fait » (nuance essentielle à tenir et à dire) : ce qui est non négociable, c'est le respect du droit en vigueur et la valeur d'égalité ; le CONTENU de la loi, lui, évolue démocratiquement. Les dates de la séquence le prouvent (1944, 1975, 2000, 2005, 2008, 2020, 2022). Ne laissez pas croire que « le droit » est donné et figé : comprendre que la loi se fait est une finalité de l'EMC.
3. Apports juridiques EXACTS (pour vous, non-spécialiste)
Vérifiez l'état du droit à la date de votre cours (il évolue). Citez l'article OU renvoyez à Légifrance ; n'inventez jamais le contenu.
Discrimination — Code pénal, art. 225-1 et 225-2
- Art. 225-1 : définit la discrimination comme toute distinction opérée entre personnes physiques sur le fondement de critères prohibés (notamment : origine, sexe, situation de famille, grossesse, apparence physique, état de santé, handicap, orientation sexuelle, identité de genre, religion, opinions politiques, activités syndicales, nationalité… — la liste est longue et a été enrichie au fil des lois).
- Art. 225-2 : énumère les situations dans lesquelles ce traitement défavorable est puni (refus d'embauche, refus d'un bien ou service, etc.). 🔎 Légifrance art. 225-1 et 225-2
- Loi du 27 mai 2008 : loi d'adaptation au droit communautaire portant sur les discriminations (utile pour un cas de condamnation, ex. dans l'emploi). 🔎 Loi du 27 mai 2008 discriminations
Le Défenseur des droits
Autorité indépendante que toute personne peut saisir gratuitement en cas de discrimination. Recours non juridictionnel utile à montrer aux élèves. 🔎 Défenseur des droits saisine discrimination
Égalité femmes-hommes
- Principe garanti par le préambule de la Constitution de 1946 (al. 3) : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme. »
- Art. 6 de la DDHC : égal accès aux emplois et dignités.
- Jalons « la loi se fait » : 1944 (droit de vote des femmes), 1965 (exercer une profession sans autorisation du mari), 1975 (IVG), 1987 (autorité parentale conjointe), 2000 (parité). Au socle, retenez 1944 et 2000. 🔎 Préambule 1946 égalité femmes hommes
Handicap et inclusion (point de vigilance du dilemme — voir § 5)
- Loi du 11 février 2005 « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » : elle IMPOSE des adaptations (accessibilité, scolarisation). C'est une obligation, pas un choix : ne jamais en faire un objet de débat « pour ou contre ».
Harcèlement (régime DISTINCT — ne pas fusionner avec la discrimination)
- Harcèlement scolaire : délit autonome depuis la loi du 2 mars 2022 (art. 222-33-2-3 du Code pénal). Il se définit par la répétition d'actes dégradant les conditions de vie de la victime.
- Discrimination et harcèlement peuvent se recouper (harcèlement à caractère discriminatoire) mais reposent sur des bases légales différentes. Posez les DEUX bases avant d'en faire débattre/évaluer (Mission 4). 🔎 Loi 2 mars 2022 harcèlement scolaire 222-33-2-3
Discours de haine en ligne (★)
- Loi du 24 juin 2020 : Observatoire de la haine en ligne (rattaché à l'ARCOM). Règlement européen DSA (Digital Services Act).
4. Conduite du débat réglé (Mission 3.A)
- Question : « part égale pour tous vs davantage à qui en a le moins » pour répartir une RESSOURCE FIXE. C'est une vraie question ouverte (test de symétrie réussi, § 5).
- Rôles à distribuer : président de séance, reformulateur, synthétiseur, observateurs (le sous-groupe échantillonné).
- Trace plurielle : tableau à deux colonnes qui conserve les deux positions. N'imposez aucune conclusion unique. Vous pouvez clore en soulignant que les deux logiques (égalité formelle / équité) sont défendables et coexistent dans nos politiques publiques.
- Traces individuelles : faites bien écrire la position AVANT (3.0) et APRÈS (3.0bis). C'est ce qui garantit que « argumenter » est entraîné à l'écrit individuel, modalité de l'évaluation.
5. Conduite de la découverte guidée (Mission 3.B) — pourquoi ce n'est PAS un dilemme
Le piège classique : poser « égalité = traiter pareil ou adapter ? » sur un cas où une branche est juridiquement obligatoire. Exemple à NE PAS débattre : l'accessibilité d'une sortie pour un élève en fauteuil — c'est une obligation de la loi du 11 février 2005. On ne peut pas « débattre » de l'exclure ; un élève vif le verra, et le « dilemme » s'effondrerait dans le « ne se débat pas ».
Deux issues propres, toutes deux utilisées dans ce kit :
- 3.A : un cas réellement symétrique (répartir une ressource fixe), où aucune branche n'est imposée ni interdite → vrai débat.
- 3.B : assumer que « pourquoi traiter à l'identique peut produire de l'inégalité » est une découverte guidée (et la nommer ainsi), sans grille « les deux positions se valent ». Vous guidez vers la compréhension ; vous dites explicitement que certaines adaptations sont des obligations légales, pas des choix.
6. Conduite du créneau 5 (preuve qu'il tient en 45 min, sans notion neuve)
Minutage indicatif (45 min effectives) :
- 0-5 min : rappel de la consigne + relecture du gabarit de proposition.
- 5-25 min : rédaction de la proposition d'action (Tâche 5.1), individuelle ou en binôme. Vous circulez sur le sous-groupe échantillonné du jour.
- 25-35 min : quelques propositions présentées / affichées ; on repère lesquelles sont à notre portée (CVC, délégués).
- 35-40 min : reprise courte « effet test » (Tâche 5.2), 5 questions fermées de récupération.
- 40-45 min : marge / amorce de la suite (la synthèse-bilan du chapitre, si vous en faites une, démarre le COURS SUIVANT — ne la chargez pas ici).
Aucune notion nouvelle : on mobilise et on produit. Le créneau n'est pas surchargé.
7. Échantillonnage de l'observation
Vous ne pouvez pas renseigner plusieurs compétences sur 30 élèves en animant. Assumez l'échantillonnage : un sous-groupe ciblé par séance, que vous faites tourner pour couvrir tout le monde sur le chapitre. Au débat, déléguez l'observation des camarades aux observateurs élèves (grille simple) pendant que vous suivez le sous-groupe du jour.
8. RGPD et sujets sensibles
- Tous les cas sont fictifs et distanciés : jamais le vécu nominatif d'un élève, jamais un élève « porte-parole » d'un groupe.
- La charte (confidentialité + « on critique les idées, pas les personnes ») est posée AVANT tout partage émotionnel (Mission 0).
- Aucune question d'évaluation ne pointe le vécu réel (voir la liste « Questions interdites » dans evaluations.md).
- Présentez les cadrages (« qui est désavantagé ») comme des grilles de lecture appuyées sur des données, pas des verdicts sur des personnes.
9. Pièges fréquents (et comment les éviter)
- Transformer l'EMC en cours d'histoire sur les lois : les dates sont un MOYEN de montrer que « la loi se fait », pas une fin. Gardez la finalité civique au premier plan.
- Faux débat : ne mettez jamais l'égalité ou le refus des discriminations « aux voix ». Débattez les MOYENS.
- Fusionner discrimination et harcèlement : posez les deux bases légales distinctes (Mission 4) avant d'en parler.
- Reléguer l'égalité femmes-hommes « à plus tard » : elle a sa séance dédiée (Mission 2). Et si vous ouvrez sur un cas de sexisme, ne dites jamais ensuite qu'il est « hors sujet » : le sexe est un critère étudié parmi d'autres.
- Évaluer l'oral collectif par un écrit individuel sans transition : les traces individuelles 3.0 / 3.0bis sont là pour ça — ne les sautez pas.
- Inventer un chiffre : les données femmes-hommes sont des 📎 [DOCUMENT À INSÉRER]. Insérez le chiffre INSEE/Défenseur des droits exact et à jour ; ne l'inventez pas.
- Faux vert : ne laissez pas un élève se mettre au vert sur un écrit long via une pastille auto-attribuée.
10. Ce qui reste à personnaliser (ce kit n'est PAS clé-en-main)
- Choisir et insérer chaque 📎 [DOCUMENT À INSÉRER : …] : affiches, cas du Défenseur des droits, extraits de loi médiés, données chiffrées INSEE / Défenseur des droits (écart de salaire, branches de métiers, orientation).
- Vérifier l'état du droit à la date du cours (articles, lois — la loi évolue).
- Vérifier la pagination du programme sur votre exemplaire (le BO repaginé diffère).
- Ajuster les corrigés génériques (tâches 1.1, 4.1, 4.2…) aux documents que vous retiendrez réellement.
- Adapter les exemples de cas fictifs à votre niveau de classe et à votre contexte.
- Décider de l'écrit sommatif facultatif et de son barème (proposition dans evaluations.md).